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Jardin en pente : exemple d'aménagement d'une bute

J'ai acheté il y a quelques années une maison avec un terrain de 600 m², dont la particularité est d'être en partie occupé par une bute aux dimensions imposantes : 26 m de long pour 8 m de large (de la base au sommet) et 6 m de haut. Autant dire que la pente est raide : 75% ou encore 37°...

Cette bute était couverte d'herbe et de quelques arbres, mais l'ensemble n'était pas très intéressant. En revanche, j'avais depuis le début l'intuition que le potentiel était important.

Après avoir pris quelques gamelles en essayant de couper l'herbe, j'ai vite été convaincu qu'il fallait que je l'aménage pour pouvoir en faire un jardin original et beau.


Après de longs mois de cogitation, mon projet était prêt, j'allais réaliser un chemin à flan de coteau avec un virage à mi-hauteur. Cela permettrait de monter tranquillement dans la bute, et ce " lacet " délimiterait naturellement plusieurs zones distinctes.

Pour creuser le chemin dans une bute composée essentiellement de mauvais remblais, j'ai préféré faire appel à une entreprise. Le jour J, ils sont arrivés avec une mini-pelle qui s'est vite avérée insuffisante, tant la pente était impraticable.


La partie haute du chemin a donc été creusée à la pelle et la pioche par deux courageux ouvriers.


Arrivé au niveau du virage, la hauteur était moindre et une pelle de 5 tonnes a pu rapidement terminer le terrassement.


En 3 jours, l'entreprise avait terminé sa partie, la mienne commençait, elle allait durer plus d'un an...


Le chemin creusé fait 1m de large pour 50 m de long, la paroi côté bute 80 cm de haut.

C'est là qu'il faut soutenir la terre qui sans cela se serait rapidement écroulée. Pour cela j'ai opté pour un muret de rondin de bois. Ces rondins en pin traité en autoclave font 120 cm de haut et 10 cm de diamètre.

Pour 50 m de chemin, le calcul est vite fait, il en faudra 500.


Après avoir prospecté un moment, je trouve un fabricant qui me livrera un camion entier, les travaux d'hercule débutent par le déchargement, à 8 kg l'unité, cela fait déjà 4 tonnes à déplacer...

Je me ferai livrer également 4 tonnes de béton prêt à l'emploi et 3 tonnes de gravier en big bag.


Commence alors le travail le plus difficile, il me faut creuser tout le long du "mur" de terre une tranchée de 50 cm de profondeur par 40 cm de large et bien entendu, 50 m de long...

Le travail est rendu particulièrement difficile par le fait que le remblai est très tassé et qu'il contient, outre beaucoup de morceaux de verre, toutes sortes d'intrus : portière de voiture, câbles d'acier, fer à béton, etc...

Bref, à la pioche et à la bêche, le tout dans une pente toujours présente, ce fut vraiment un travail de bagnard.


Les rondins vont être maintenus par une semelle de béton mais afin que l'eau puisse s'écouler vers le bas et ne stagne pas, il est important que la pointe ne soit pas " coulée " dans ce béton.

Elle repose dans une couche de gravier sur 10 cm, le béton enserrant le rondin sur les 30 cm suivants, la partie visible du rondin fait donc 80 cm.

Des fers à béton vont être régulièrement insérés dans la semelle afin de consolider l'ensemble.


La pose des rondins est assez simple mais néanmoins délicate, surtout lorsque l'on veut suivre les pentes et les courbes imposées par le terrain.

Je procédais généralement par tranche de 2 m de longueur : je mettais les graviers au fond de la tranchée, je plaçais mes rondins bien droits et alignés, je coulais une première couche de béton, je plaçais ensuite les fers à béton et je coulais le reste du béton jusqu'au raz du sol en réalisant une petite pente pour que l'eau s'éloigne de la base des rondin.

Je laissais alors le béton prendre avant de poursuivre.


Pour les virages, j'ai testé plusieurs techniques.

Tout d'abord celle " classique " du fer à béton que l'on tord afin d'obtenir la courbe souhaitée, puis que l'on fixe aux derniers rondins de la ligne droite.

Il suffit ensuite de suivre la courbe en appuyant les rondins sur le fer. Pour un angle droit arrondi (ici l'angle de mon potager), c'est simple et efficace.


Lorsque l'angle n'est pas droit et qu'en plus, le terrain descend, j'ai mis au point une technique moins classique.

Partant de la partie droite déjà réalisée, je plantais un rondin en fin de courbe, à la hauteur voulue. Puis avec deux baguettes de bonne longueur, fixées de part et d'autre par des serre-joints, je réalisais un guide capable d'adopter l'angle exact. Des champlats de 2,5 m de long, de par leur souplesse, sont parfait pour cela.

Le guide ainsi réalisé permet de positionner parfaitement les rondins, pointes enfoncées dans le gravier, avant de couler le béton.


Une fois le muret de rondin réalisé, des gaines électrique et un tuyau d'eau diamètre 25 ont été positionnés afin d'amener eau et électricité au milieu et en haut du chemin.

Pour protéger les rondins du contact direct de la terre, un géotextile imputrescible a été positionné le long du muret coté " intérieur ", la terre excavée lors de la réalisation de la tranchée a permis ensuite de remplir l'espace libre entre la bute et les rondins.


La partie la plus importante était maintenant terminée, mais il y restait encore du travail.

Pour consolider également le bord extérieur du chemin, coté pente, j'ai choisi d'arrêter la terre avec des mini demi-rondins en bande.

Je les avais achetés avec les rondins au même fournisseur. Il faisait 40 cm de haut par 5 cm d'épaisseur, et 3 m de long.


Le problème était de les empêcher de descendre dans la pente, avec le temps.

Pour cela, j'avais tout au long de la pose des rondins, scellé des fers à béton horizontaux à 10 cm sous le chemin.

Le fer, pris dans la semelle qui tient les rondins, traverse perpendiculairement de chemin pour ressortir dans la pente.


Une fois une petite tranchée creusée et les bandes de demi-rondins posées, un gros fer à béton était posé parallèlement, coté pente, et ce fer était maintenu en réalisant un crochet avec le fer perpendiculaire.

Ce gros fer à béton (et donc la bande de demi-rondins) ne peut donc plus s'éloigner du muret de rondin.


J'ai ensuite réparti la terre afin d'avoir des parties bien régulière, à défaut d'être planes. Les rondins semblent très visibles mais cela va nettement s'atténuer lorsque la végétation va tout recouvrir...


Dans la partie la plus basse, la pente était telle que j'ai préféré consolider la terre en créant une rocaille assez dense.

J'ai eu la chance de trouver de nombreuses pierres de meulière dans un terrain vague près de chez moi (provenant probablement de la démolition d'une maison).


Je les ai installées dans cette forte pente en partant du bas et en les positionnant de façon à ce qu'elle repose les une sur les autres.


La réalisation fut relativement facile, même si manier des pierres de cette taille est toujours délicat, et fatiguant...

J'ai bien entendu laisser des zone sans pierre pour pouvoir planter vivaces et petits arbustes de rocaille.


Ne souhaitant pas empierrer mon chemin, j'ai opté pour une solution naturelle et facile : le gazon.

Mais pour pouvoir marcher dessus toute l'année, j'ai tout de même préféré y placer des dalles gravillonnées, qui ont été positionnées en " diagonale ", pour des raison purement esthétiques.

Les dalles ont été installées sur une petite couche de mortier sec, puis la terre a été ajoutée pour affleurer le niveau supérieur des dalles. Le gazon a été semé ensuite.


Au départ et au milieu du chemin, les deux virages imposaient une pente un peu trop sévère et le risque de glissade (surtout sur un gazon humide) était trop important.

La solution a été de créer quelques marches avec des morceaux de traverses de chemin de fer.


Après avoir fait des petits calculs et tracer approximativement l'emplacement des marches, l'idéal est de partir du bas et de monter progressivement, marche par marche.

Ce fut également l'occasion de faire passer discrètement les gaines d'électricité et d'eau pour l'arrosage automatique.


L'ensemble commençait à avoir bonne allure, la terre avait également été préparée en partie basse sur la zone réservée au potager.


A cette étape, la majeure partie des plantations était réalisée.

Pas loin de 200 essences de vivaces et d'arbustes couvrent la bute, en haut à droite, un espace est réservé aux fruits rouges (fraises, framboises, cassis, groseilles, mûres).

Il reste encore un sapin mais sa taille est disproportionnée avec le reste (d'autant que sa croissance était loin d'être terminée), il sera coupé peu après.


Mais les travaux n'étaient pas encore terminés, il ne restait encore à construire un petit abri technique.

Pour cela, à gauche de l'arrivée du chemin, une partie de la butte a été décaissée (encore du terrassement...), des petits murs en parpaing ont été construits avec des trous pour laisser passer eau et gaines électriques, et le " toit " à été réalisé à partir de linteaux en béton faits maison...


Le dessus de cet ouvrage a été étanchéifier avec une peinture pour terrasse, et une membrane plastique servant à l'isolation basse des murs a été ajoutée.


La terre a ensuite été remise dessus, et j'ai fait des portes avec des lames de volet. La bute était maintenant aménagée...


La végétation n'a pas tardé à s'installer, chaque espèce prenant sa place.


La rocaille au printemps.


Il y a bien sûr chaque année des améliorations à apporter, mais le résultat est à la hauteur.


Quelques chiffres encore :

. terrassement : 2.000 €
. rondins et demi-rondins 2.300 €
. béton et gravier : 1.200 €
. temps passé et huile de coude : no comment...

Tout ceci parait simple et facile, mais il a tout de même fallu transporter des tonnes de terre, de graviers, de béton et de rondins tout au long de ces 50 m de chemin.

Je voudrais donc remercier tout ceux qui m'ont aidé pour ces rudes travaux, en commençant par mon père qui fut le plus assidu. L'entreprise S2R à Villeneuve le Roi, qui a fait le terrassement, Marc Cotentin (Euphorbia) pour le plan de plantation et ses précieux conseils, et également mes frères et tous ceux qui sont venus, un jour ou l'autre, me prêter main forte.


Texte et photos : Eric POMPON © 2007 nenuphars.com

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